Aung San Suu Kyi, la Birmanie en péril

Publié le par Melle Bulle


Cela faisait longtemps que je n'avais pas publié un article dans la rubrique "Portraits de femme" et il était temps de remédier à cela.
Aujourd'hui j'ai décidé d'écrire sur Aung San Suu Kyi, politicienne birmane, opposante au régime, actuellement enfermée par la junte militaire.

L'enfance de Suu Kyi
Elle est née à Rangoon en juin 1945. Son père était un leader de la libération birmane. En 1947, alors qu'il a participé activement à la libération de la Birmanie il est assassiné par des rivaux.  Suu Kyi vit avec sa mère et ses deux frères. Sa mère commence à s'engager dans les milieux sociaux et publics et devient ambassadrice en Inde en 1960. Suu Kyi commencera ses études en Birmanie, puis en Inde et enfin à Londres où elle étudiera la phiosophie, la politique et l'économie. A Londres elle rencontre son futur mari, Mickael Aris avec lequel elle aura deux enfants.



La vie politique d'Aung San Suu Kyi
En 1988, Aung San Suu Kyi retourne en Birmanie. Le général Ne Win, chef du parti socialiste alors au pouvoir commence à perdre de son autorité. Ainsi le 18 septembre de la même année une nouvelle junte militaire prend le contrôle de la Birmanie.
Suu Kyi, influencée par la philosophie non-violente de Gandhi, commence à faire son appartition dans le paysage politique de la Birmanie. Ses idées sont largement suivies par les birmans, et la junte craint son influence. Elle est arrêtée le 29 juillet 1989 et mise en détention surveillée.
Aux élections birmanes de 1990 le parti démocratique d'Aung San Suu Kyi arrive en tête très largement (83%). En 1991 elle reçoit le Prix Nobel de la Paix pour son combat pour la démocratie et la non-violence.

18 ans de détention
Malheureusement les élections de 1990 sont annulées par la junte militaire qui reprend le pouvoir par la force. Aung San Suu Kui est alors placée à nouveau en résidence surveillée. On lui propose de quitter le pays, mais elle refuse, car elle ne pourra plus jamais revenir en Birmanie.

Un soutien international
Elle bénéficie d'un incroyable soutien international, notamment au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Mais cela ne suffit pas à faire fléchir la junte birmane. En 1995, John Boorman tourne un film dont les évènements évoquent Aung San Suu Kyi: Rangoon. Le groupe U2 crée la chanson "walk on" pour elle, mais elle est interdite en Birmanie. Jane Birkin lui dédie une chanson afin que le combat pour la démocratie en Birmanie ne s'arrête pas. Aujourd'hui Aung San Suu Kyi a 64 ans. Elle est toujours prisonnière en Birmanie. Ne l'oublions pas, ni elle, ni son combat pour une démocratie libre et sans violence.

Publié dans Culture & cie

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Le pédagogue 08/11/2015 19:56

Le pédagogue (12 juillet 2012) :

Le massacre des des musulmans en Birmanie ne soulève pas « l’indignation ».
Les « spécialistes » des « droits de l’homme » et de la « démocratie », ne considèrent pas comme agressions ce qui est entrepris contre les croyants et les croyantes.
En Birmanie, les horreurs dans laquelle survit la population attachée à l’Islaam, n’alarment pas « les défenseurs de la liberté » dont beaucoup applaudissent plutôt les assassins parce qu’ « ils participent à la protection du monde contre le péril islamiste », et « contribuent à préserver la paix universelle » !
Les imposteurs, à l’œuvre depuis des lustres, ont toujours usé d’une diarrhée verbale concernant leurs crimes.
Des mots qui alimentent, entretiennent le faux, et continuent de faire jouir les applaudisseurs !
La désinformation bat son plein.
Des commentateurs et tateuses, collaborateurs et rateuses, salariés de magnats de médias dont ils exécutent les ordres, déversent encore et toujours leurs ordures, des mots salis, enlaidis, abîmés, falsifiés, contaminés, détournés, souillés, trahis, dénaturés, pourris, nauséabonds pour grossir le flot des maux qui dégoulinent de partout, entretenir les ténèbres, la Conne science universelle, en ignorant la lutte que mènent des populations musulmanes partout, contre l’asservissement.
La Birmanie pour les médias c’est Aung San Suu Kyi.
Lauréate du « prix Nobel de la paix » en 1991, décorée pour son action en faveur des « droits de l’homme » et de la « démocratie », membre du « parlement » de son pays après des années en résidence surveillée, elle est reçue et fêtée par divers pays « démocratiques », avec « tous les honneurs » !
Cette femme « symbole de l’opposition à la dictature militaire », n’a jamais rien dit sur l’horrible condition de plus de 800.000 personnes, considérées comme des déchets en Birmanie.
Pas un seul mot sur les agressions qui n’ont jamais cessé contre ces personnes.
Les croyants et les croyantes n’oublient pas, n’oublieront jamais et leur résistance en Birmanie et ailleurs continuera, avec l’aide d’Allaah, jusqu’à la fin de l’existence ici-bas.

Opti-mix-tic54 15/10/2009 16:26


J'en ai déjà entendu parler plusieurs fois à la télé, et je trouve que le régime de ce pays me révolte, c'est inhumain!!!!
J'éprouve un total respect pour cette femme de courage et de conviction!!!!


Melle Bulle 15/10/2009 16:27


Oui, d'autant que le régime politique n'est pas légitime...Il s'est imposé par la force et il n'est pas le reflet de la volonté du peuple...